Site de la Mairie de Vulbens


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Historique


Cette page de l'histoire de la région de Vulbens a été écrite et formalisée en collaboration avec Monsieur Philippe Duret membre de la société Salévienne, à qui nous adressons nos vifs remerciements pour l'aide précieuse qu'il nous a fournie.


HISTOIRE DE VULBENS



Vulbens est limité par le mont Vuache, le Rhône et le nant (ruisseau) de la Vosogne. Le territoire résulte d'une ancienne fusion entre deux paroisses :
~ Vulbens (Vulbens, Faramaz, La Fontaine),
~ et Bans, au bord du Rhône (Moissey, Bans et Cologny).


carte fournie par Philippe Duret
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PREHISTOIRE

Il y a 15 000 ans, les glaciers se retirent en déposant sables, cailloutis et argiles imbibés d'eau. L'agriculture apparaît. Les grottes du Vuache ont livré des traces humaines. Autour du Vuache, se trouvent des " pierres à cupules ", énigmatiques blocs de granit sculptés par l'homme.

EPOQUE DES GAULOIS


Les Gaulois allobroges vivent entre Rhône et Isère. Au sommet du mont, leur oppidum (rempart) surveille le Rhône. Une divinité, Vésunna, donne son nom au nant de la Vosogne. Les Allobroges sont battus par les Romains et en 121 av. J.-C. leur territoire est incorporé dans la province de Narbonnaise.
En 58 avant J.C., les Helvètes du Plateau Suisse veulent s'installer en Charente. César leur barre la route en détruisant le pont de Genève et en édifiant un mur sur la rive du Rhône. Les Allobroges ne bougent pas.


Statuette du Dieu Bacchus
Réf : échos saléviens N°2



EMPIRE ROMAIN

La conquête de César marque un tournant. L'élite allobroge se romanise vite et profondément. Pendant les deux siècles de la Pax Romana, la région est prospère. Les environs se couvrent de constructions
A Chevrier on a trouvé une statuette du dieu Bacchus (musée d'Art et d'Histoire de Genève). Ici ou là, on a mis au jour des vestiges de construction et de métiers à tisser. Une route rectiligne reliait le pied du mont au gué de Cologny.



BURGONDES ET FRANCS

De 235 à 298, premières invasions germaniques. La paix rétablie, le
christianisme devient religion d'Etat. Une seconde vague d'invasions survient à partir de 406. En 443 les Burgondes, alliés aux Gallo-Romains, sont installés en Sapaudia, région à cheval sur le Jura, le Léman et les Alpes. Ils y fondent un royaume où les Gallo-Romains et Germains coexistent. La tolérance est grande. Faramaz tire son nom d'un groupe de Burgondes, les faramans. Puis les Francs annexent ce royaume.

LE COMTE DE GENEVE

Vers l'an mil, l'aristocrate Odolric donne ses biens à l'abbaye Saint Maurice d'Agaume, située en amont du Léman. Ces biens se trouvent à "Wulbeengi" (est ce Vulbens ?).
Ce nom pourrait dériver de Willibad, un nom germanique porté par un notable du début du Moyen-Age.

D'autres abbayes comme Saint-Claude et Chèzery possèdent des pâturages autour du mont. Au XIIe siècle, les Templiers fondent une chapelle à Cologny ; un port permet de traverser le fleuve par un bac à traille.
Lorsque les Templiers sont supprimés, Cologny passe aux Hospitaliers, ou Ordre de Malte.

extrait Echos Saléviens N°6
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Au XIIIe siècle, un château est édifié, proche de l'église de Vulbens. Il devient le centre de la seigneurie dite du Vuache. Ce mot " Vuache " désignait à l'origine la plaine argileuse ; de là, il passe à la seigneurie puis à la montagne. Vers 1236-1259 le château appartient à des seigneurs locaux puis pendant deux siècles il passe aux comtes de Genève. Il leur sert de centre de gestion, de relais de chasse, de réserve de fourrage. A Faramaz, une petite famille seigneuriale possède une tour.

À partir de 1348, une vague d'épidémies s'abat. Des maisons sont abandonnées.
Les habitants cherchent le réconfort dans le culte de sainte Victoire et font le pèlerinage, auprès de sa chapelle du mont, tradition qui perdure actuellement chaque année, le lundi de Pentecôte.

photos fournies par Philippe Duret
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Château de Faramaz
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EN SAVOIE


Le Genevois est annexé par la Savoie en 1402.
Au XVIe siècle, la région est ravagée par les guerres entre les Genevois (protestants) et le duc de Savoie. En 1536 Marin de Montchenu, ami de François 1er, en profite pour récupérer le Vuache qu'il venait de vendre ; le château brûle et tombe en ruines. Les Bernois secourent Genève et occupent le pays. La tour de Faramaz aurait été tronquée par eux vers 1590.
La paix revient en 1601. Des sorcières sont brûlées. Vers 1607, la berge de Bans s'effondre, emportant l'église. Bans est rattaché à Vulbens.
Au XVIIe siècle, les seigneurs de Faramaz rachètent le Vuache. Ils construisent le château actuel et sa ferme.
L'église de Vulbens est vouée au culte de Saint Maurice. Un cimetière l'entoure. Les paroissiens y débattent. Dans la langue populaire, Vulbens se disait alors Vurbens, Virbens ou Vrobin. L'agriculture est basée sur les céréales. A cause des faibles rendements, il faut utiliser tout le terrain pour les labours et l'élevage reste réduit. Le bois étant très utilisé, la forêt est petite.
En 1759, une révolte éclate contre le nouveau seigneur.





1792-1815, LA SAVOIE FRANÇAISE


En 1792, la Savoie est réunie à la France. En 1798 le curé de Vulbens est envoyé en prison, puis déporté. L'église devient un " temple de la Raison ". Plusieurs " arbres de la Liberté " sont plantés. Pendant l' Empire, on rattache à Vulbens les paroisses de Chevrier et Dingy.




1815-1860, RETOUR DU RÉGIME SARDE

A la chute de Napoléon I (1815), Genève demande son rattachement à la Confédération Helvétique. Les rois du Piémont récupèrent la Savoie et une zone franche est créée pour nourrir Genève. L'église de Vulbens est agrandie.

les zones du Genevois réf : Le Genevois histoire en Savoie
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DEPUIS 1860 : LA SAVOIE FRANÇAISE


Napoléon III propose au roi du Piémont de chasser d'Italie les Autrichiens en échange de la Savoie. Celle-ci devient française en 1860. Le chemin de fer est construit, les moulins se multiplient.

Bernard Gay, maire de de Vulbens de 1862 à 1902, édifie la mairie, l'école et la fruitière. On voit sur la mairie
une horloge datant de 1890 venant de la fabrique d'Horloges Publiques de Morez (Jura) fondée par L.D. Odobey Cadet. Actuellement, c'est la dernière de la région qui fonctionne encore mécaniquement.
Dans la cour se dresse un vieux tilleul. Dans la salle de réunions est exposé
un portait de François Buloz, rédacteur en chef d'une revue littéraire parisienne, et la mappe Sarde de la paroisse de Bans datant de 1731. Le Pont Carnot remplace le bac de Cologny. La tuilerie située à Moissey a fonctionné jusque dans les années 1880. Elle était équipée d'un four qui servait à faire cuire les tuiles et d'un entrepôt de séchage où étaient exposées les tuiles après cuisson. Jusque dans les années 1970 les vestiges étaient encore visibles. Actuellement, il ne reste plus rien.

La République s'installe difficilement. En 1877, l'instituteur de Vulbens est muté à cause de ses idées républicaines.


La zone rapporte tellement qu'il n'y a pas besoin de se moderniser et le nombre d'agriculteurs reste élevé. Toutefois, comme il n'y a pas assez de terrain pour tous, certains partent en ville. La population diminue.

Pour réguler les eaux du Rhône et alimenter Paris en électricité, le barrage de Génissiat programmé en 1933, commencera en 1937, arrêté pendant la guerre, sera terminé et inauguré en 1948. En aval le barrage de Seyssel fini en 1952 vient renforcer la régulation du débit du Rhône.

En août 1944 l'armée allemande envahit le village de Vulbens et les habitants se refugient à Chancy.

François Buloz (1803-1877) est né à Vulbens. Fondateur de la revue des deux mondes, principal éditeur de Georges Sand, administrateur de la Comédie Française (1847-1848). Il repose au cimetière du Père Lachaise à Paris (réf :site internet Père Lachaise)
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*pour visualiser les images cliquer dessus

DE 1960 A NOS JOURS

Vulbens se réveille à la fin des années 1970. Beaucoup de Vulbensois travaillent en Suisse. La population et la prospérité augmentent. Des intercommunalités sont créées.

* Le premier P.O.S (plan d'occupation des sols) est mis en place dès cette époque,approuvé le 10 février1981 (entre-temps il a été redéfini et s'appelle aujourd'hui P.L.U).
* À la même époque la Maison Familiale (centre de formation par alternance, option commerce) quitte la propriété des religieuses, pour une construction indépendante, plus spacieuse et plus adaptée.
* Au début des années 80 la commune acquiert la ferme "Sappey" ainsi que les terrains attenants .
* La première implantation d' H.L.M est construite sur les terrains acquis. Des fouilles archéologiques (1985) préalables à la construction du lotissement ont permis de mettre à jour l'emplacement du château de Vulbens datant du XIIIe siècle.

* À partir de 1989, les communes de Dingy, Chevrier, Vulbens et leurs maires entreprennent un gros travail de réflexion sur l'avenir des dynamiques scolaires, culturelles, sportives, associatives et de loisirs…
Le constat s'impose : le local "mille club" de la MJC ne correspond plus, trop petit et non fonctionnel ; la salle paroissiale qui accueille la troupe de théatre et la salle communale ne sont plus adaptées, l'absence d'école maternelle fait défaut. Si la commune veut se développer, le défi des réalisations à entreprendre est osé et les coûts importants !

* Les 3 communes se regroupent en Syndicat Pays du Vuache où l'expression de chacune est respectée et l'idée du centre E.C.L.A (éducation, culture, loisirs, animation) voit le jour. Toutes les bonnes volontés se mettent au travail : en collaboration avec les architectes et grâce à l'implication des personnels communaux et des membres de la M.J.C, le projet est peaufiné, les travaux suivis pas à pas, certaines données étant ajustées à mesure de leurs avancements.

Le Centre est inauguré en juillet 1996 (Coût: 16.046.451 F)

La première manifestation sera l'accueil des Allemands de Mossingën dans le cadre du Jumelage

Grâce à un travail en commun et volontaire des élus des 3 communes, dans le cadre d'aides à la culture en milieu rural, et par l'éventail des activités possibles au sein du Centre, les subventions ont été plus conséquentes
La part financière restant à charge des communes a été supportée à partir d'autofinancement, de récupération de TVA et de 2 emprunts à hauteur de 7.200.000 F :
La répartition des charges communales a été calculée en tenant compte du nombre d'habitants et aussi de l'éloignement du Centre E.C.L.A (Vulbens participe à la hauteur de 68%).

centre ECLA photo Fabrice Domergue
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  • La maternelle étant créée, le regroupement pédagogique des écoles de Chevrier-Vulbens a pu évoluer;
  • La M.J.C à l'étroit s'est installée dans des locaux à la mesure de ses ambitions et de son développement;
  • L'auditorium de 220 places, permet la représentation de nombreux spectacles, théatre, cinéma, danse et des réunions publiques dans une qualité optimale;
  • Une cuisine et 2 salles équipées peuvent accueillir toute l'année fêtes, mariages, repas….


Avec le recul, aujourd'hui, ce centre est une grande réussite : bien précieux, issu du souci de lien social et de l'esprit visionnaire des élus en place.
Vulbens devient un bourg, il appartient à chacun d'avoir à cœur de le conserver et de le faire vivre pour entrer dans le XXIe siècle.


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Compléments d'information concernant l'historique de Vulbens sur le site internet de La Salévienne : articles du Bénon et des Echos Saléviens : www.la-salevienne.org/

Vous pouvez aussi retrouver des informations concernant la région du Salève sur le site de la Maison du Salève : www.maisondusaleve.com


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